Il y a 111 jours, le 11 mars dernier, j'écrivais combien j'avais envie, besoin de le voir. Je me relis et je me trouve ridicule, j'avais besoin de personne pour m'humilier, comment croire avec cécité peut rendre stupide, vide.
Demain, c'est le bouquin avalé et digéré en Savoie (merci vous). Comme quoi je peux de nouveau faire de la lecture un loisir, sans angoisse, comme quoi la vie s'en trouve changée en bien des points.
Demain, c'est aussi les heures que je n'aurais plus à compter, le rayon d'un soleil qui revient. France-Allemagne, je bouderai même pas. Pas sûre qu'on suive bien l'affaire, réflexion faite.
La journée aspi-serpi c'est fini, je pense que Gaîté n'a jamais été si peu envahi. Samedi c'est Clairis, et trois jours en amoureux, y a quelques chances de kiffaõ. Surtout si cette crapule de chat ne fait pas partie du voyage, surtout si j'ai pas besoin de prendre le volant, surtout s'il n'y a que toi.

Hier Riton a cru bon d'aller nous sustenter dans le quartier le plus heureux de Paris, entre accent de tafiole assumé et dégaine évocatrice, on avait pas besoin d'attendre que le 'coiffeur' (I guess) de la table d'à côté commande un hot dog pour savoir que sa cuti il a virée.
Puis les mecs étaient raccords, le Brazile et sa chemise taille L qui lui moule pecs et biceps à la perfection, assortie de son pantalon vert qui rivalise sec avec le jaune moutarde Amora. Et le Riton avait visiblement eu la même idée ce jour là. Impec les mecs.
Manu, on t'a attendu, et Inès, Aliénor et toutes celles qui n'étaient pas là, t'embrassent sûrement chaleureusement.

Vivement demain bon sang, je tiens plus en place et de trépigner je finis par en être agacée. Y a cette petite boule au niveau de l'estomac qui se réveille quand je pense à toi. Et demain risque fort de ressembler à une éruption Strombolienne. A tout point de vue.

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