Ce blog était une époque, il a accompagné les joies et les peines de ce début d'année, jusqu'à aujourd'hui.
A me relire, à me souvenir, j'entends combien cette époque est derrière mon épaule et j'ai juste envie de me fendre d'un dernier volte-face pour la saluer, lui dire merci pour la conclusion qu'elle m'a offert.
Je me plais à être heureuse, à découvrir le calme, la mise en sourdine de mes peurs et j'appréhende avec sérénité et confiance la suite des aventures.
Il y a quelques regrets, quelques sentiments exacerbés que j'aurais pu m'épargner, des amitiés fânées, qui flairent aujourd'hui la pestilencielle odeur de moisissure, à l'instar de mes idéalisations chroniques et passagères qui faisait de moi ce que j'ai trop bien connu.
Consacrer des posts et des posts à ceux qui aujourd'hui ont parcouru des cents et des milles pour finalement échapper avec bonheur de mon horizon, c'était un chemin, qu'il fallait que j'arpente pour en être arriver à cet instant T où je peux enfin partager mes joies.
Il m'a fallu des jours, des heures d'errance, pour avoir enfin la conviction que la pente était dangereusement abrupte, que la paix m'attendait en des lieux plus sûrs. Il ne me reste qu'à savourer la tranquilité des instants, faire un saut à Martigues où Apolline trempera dans le baptistère, achever les semaines chaudes et légères à Clairis sur la terrasse ombragée face au lac, faire écho à toutes les polyphonies écoutées en foulant les criques corses pour mes 27 ans, se dire que ce sera notre premier été indien mais sûrement pas le dernier.
Mais jusqu'à nouvel ordre, je décide de garder précieusement le contenu de mon alégresse dans notre cocon, construit jour après jour avec ferveur et amour véritable, préférant la douceur des amitiés proches à un déballage impudique qui ne m'apporte à cette heure plus rien.
Merci à tous ceux qui sont passés par ici et qui ont soutenu mes écrits parfois maladroits au parfum trop prononcé d'éthylène dont je suis aujourd'hui écoeurée. Une page se tourne comme on dit, je souhaite à tous la paix salvatrice qui m'a été confiée.

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